Le Sanctuaire

L'idée « En Christ »

1 Corinthiens 1.30-31

Je suis persuadé qu'il est impossible de comprendre pleinement, correctement, clairement et d'apprécier l'Évangile Éternel (le message des Trois Anges) ou l'importante doctrine de la substitution, ou même encore la glorieuse vérité de « Christ notre justice » sans avoir d'abord compris clairement le motif « en Christ ». C'est une déclaration forte mais je suis convaincu de cela. Dans cette optique, je crois que ce que nous allons traiter tout au long de ce chapitre, par les deux prochaines études -- Christ notre substitut et Christ notre justice -- est absolument crucial. C'est un domaine qui sera probablement nouveau pour beaucoup, et c'est aussi un sujet essentiel. C'est le thème central de la théologie de Paul, celui que Dieu a mis à part pour expliquer l'Évangile.

Quand Christ est venu en ce monde, Il n'est pas premièrement venu pour expliquer l'Évangile, Il est venu pour « être » l'Évangile. C'est Paul que Dieu a mis à part pour expliquer l'Évangile. Vous ne pouvez pas comprendre la théologie de Paul ou sa formidable vérité de « la justification par la foi » qu'il présente dans les épîtres des Galates et des Romains si vous n'avez pas d'abord compris l'idée « en Christ ». Ainsi nous regarderons à cette merveilleuse idée « en Christ », symbolisée dans le sanctuaire et ses services, pour y découvrir les bénédictions et les richesses qui y sont placées pour nous.

Quand nous parlons du motif « en Christ » il s'agit de l'idée « en Christ » qui est basée sur la vérité biblique, ou le concept biblique de solidarité. C'est là que réside le problème. Les Africains n'ont pas de difficultés à comprendre cela mais je me suis aperçu que c'était une des choses les plus difficiles à faire accepter en Occident. Non pas que les occidentaux soient stupides mais parce que nous sommes tous victimes de notre culture. Notre façon de penser est basée sur notre éducation. La pensée occidentale réfléchit en termes individualistes, ce qui est en contradiction avec l'idée originale, qui elle, pense en termes de solidarité. Voici un exemple. Il y a quelques mois j'écoutais un économiste présenter ses vues sur la guerre économique entre le Japon et l'Amérique. Il fit un exposé qui me fit dresser l'oreille. Je me suis dis que cet homme possédait une compréhension du concept de solidarité. Il fit d'abord une déclaration disant que le coeur du problème était basé sur la cupidité. Il avait raison quand il blâmait à la fois les Américains et les Japonais montrant qu'ils étaient devenus des rapaces. Mais il y a une différence disait-il : les Américains sont cupides individuellement alors que les Japonais le sont collectivement. Cet homme a compris le concept de solidarité. À l'ouest, nous insistons sur les droits de l'individu et nous pensons en termes individuels mais la Bible présente beaucoup de ses enseignements dans un concept de solidarité. Elle présente la création, la condamnation et la rédemption dans un concept d'identité corporative, de solidarité. Voici quelques exemples afin que nous puissions comprendre que le motif « en Christ » est basé sur le concept biblique de solidarité.

Un premier exemple se trouve dans Romains 9.12 que nous lirons avec la pensée biblique. Quand on enseigne des étudiants en classes primaires ils croient spontanément ce que vous dites. Ils ne vous interrogent pas. Quand ces jeunes gens prennent de l'âge, au collège et plus encore au lycée, ils vous demandent de prouver ce que vous leur dites. La preuve, c'est la Parole de Dieu. Nous avons besoin de nous saisir de cette vérité et de demander à Dieu de nous en donner une juste compréhension.

En Romains 9.12 Paul rapporte une parole adressée par Dieu Lui-même à Rébecca la femme d'Isaac. Genèse 25.23. « L'aîné servira le plus jeune. » Ici nous pouvons nous demander à quoi Dieu pense? Le plus âgé est Ésaü et Jacob le plus jeune. Mais ce n'est pas à eux que Dieu pense, sinon nous aurions un problème. Il n'est écrit nulle part dans la Bible ou dans l'histoire qu'Ésaü ait jamais servi Jacob. Mais Dieu ne pensait pas à cela. Voyons ce qu'Il dit afin de mieux comprendre.

Dans le texte original de Genèse 25.21. Dieu a utilisé une formule de solidarité. « Isaac implora l'Éternel pour sa femme, car elle était stérile, et l'Éternel l'exauça : Rebecca, sa femme, devint enceinte. Les enfants se heurtaient dans son sein; et elle dit : S'il en est ainsi, pourquoi suis-je enceinte? » Que signifie ce combat? C'était douloureux. « Et elle alla interroger l'Éternel. » Et Dieu lui dit : « Deux nations sont dans ton ventre. » Ce n'était pas deux individus, ni deux enfants mais deux nations qui se trouvaient là dans le sein de cette femme. « Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles; un de ces peuples sera plus fort que l'autre. » Puis il est dit : « Et le plus grand sera assujetti au plus petit. » Dieu parlait ici en terme de solidarité. Il n'a jamais voulu dire qu'Ésaü servirait Jacob. Il pensait que les descendants d'Ésaü, les Édomites serviraient les descendants de Jacob les Israélites et c'est une réalité historique. C'est une forme de solidarité. Dieu parle en terme d'identité corporative. Le motif « en Christ » est basé là dessus.

Voici un autre exemple qui va aider à comprendre cette idée « en Christ ». En Hébreux 5 l'auteur présente Jésus-Christ en tant que prêtre. Souvenez-vous qu'Il s'adresse à des chrétiens Juifs qui étaient retournés au Judaïsme. Au chapitre 7 de cette épître aux Hébreux, l'auteur, que je crois être Paul, tente de prouver que Jésus-Christ en tant que prêtre est supérieur à la prêtrise Lévitique. Cependant, nous savons que Christ ne pouvait pas appartenir à la prêtrise Lévitique simplement parce qu'il était né Juif de la tribu de Juda. Le sacerdoce Lévitique selon la loi de Moïse appartenait à la tribu de Lévi. Aussi le Christ ne pouvait-Il pas être prêtre selon le sacerdoce Lévitique. Mais il est dit en Christ ». En Hébreux 6.20 : « Là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l'ordre de Melchisédek. » Donc, Christ est prêtre selon l'ordre de Melchisédek. Aussi doit-Il prouver que Melchisédek est supérieur à Lévi. Aussi utilise-t-il le principe de la dîme pour illustrer la notion de solidarité.

Nous avons là deux prêtres, Melchisédek et Lévi. Si Melchisédek devait payer la dîme à Lévi nous admettrons que Lévi était supérieur à lui et inversement. Maintenant nous apprenons par l'Écriture que Melchisédek n'a jamais payé La dîme à Lévi. La question est : Lévi a-t-il payé la dîme a Melchisédek? La réponse est oui -- et cela par le principe de solidarité. Hébreux 7.9-10 : « De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l'a payée, pour ainsi dire, par Abraham; car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d'Abraham. » C'est une forme de solidarité. À quoi pense l'auteur quand il dit « en Abraham »? Il était encore dans les reins de son père. Lévi était fils de Jacob, qui lui-même était fils d'Isaac. Et Lévi n'existait pas en tant qu'individu quand Abraham rencontra Melchisédek, pas plus que Jacob ou Isaac. Cet évènement prit place avant la naissance d'Isaac, le grand père de Lévi. Où était Lévi? Dans les reins d'Abraham. Il était « en Abraham ». C'est pourquoi il participa à ce paiement de la dîme. Lorsque Abraham paie la dîme a Melchisédek c'est aussi Lévi qui paie la dîme à Melchisédek. Ceci est une idée étrangère à la pensée occidentale; mais c'est un concept de solidarité.

Partant de ce point de vue, jetons un bref coup d'oeil :
  1. La création,
  2. La condamnation et
  3. La rédemption.
Vous êtes tous d'accord pour dire que nous sommes des êtres créés par Dieu. D'où la question : Quand Dieu nous a-t-il créés? Quand notre mère nous a conçus ou quand Dieu créa Adam? Quand avez-vous été créé par Dieu? Si vous dites que vous avez été créés quand votre mère vous a conçus, cela pose un problème, parce que vous et moi sommes des pécheurs, nous sommes mis avec une nature pécheresse. Et si Dieu nous a créés lorsque nos mères nous ont conçus, nous pouvons blâmer Dieu de nous avoir créés avec une telle nature. La Bible n'enseigne pas cela. Elle dit que Dieu nous a créés quand Il a créé Adam.

Commençons avec Genèse 2.7. « L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie. » Le texte original n'utilise pas le mot « vie » au singulier mais au pluriel. Il souffla en Adam le souffle « des vies ». En d'autres termes, la vie que Dieu insuffla en Adam fut la vie corporative de la race humaine. Actes 17.26 met cela en évidence, « Il a fait que tous les hommes, sortis d'un seul sang. » La version dit « sang » mais c'est une addition. Il est simplement dit que d'une seule vie Dieu créa tous les hommes pour habiter à la surface de la terre. Dieu créa tous les hommes en un homme et cet homme c'est Adam. Dans Hébreux Adam représente l'humanité ou l'homme corporatif.

Satan a ruiné la race humaine toute entière en un homme mais Dieu a racheté tous les hommes en un homme, Jésus-Christ, et c'est une merveilleuse vérité. Voici quelques informations concernant la condamnation et la rédemption. Dans Romains 5.18 : « Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes. » C'est une réflexion corporative. Vous pourriez dire : « Pourquoi suis-je condamné pour le péché d'un homme? » C'est vrai! Aussi, regardons la seconde moitié du verset. Si la première partie du verset est injuste, la seconde doit l'être aussi dans le cadre de votre réflexion : « De même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes. » Cela c'est la bonne nouvelle! C'est une formule de solidarité. Un homme apporte la condamnation et un homme apporte la justification. En 1 Corinthiens 15.21-22 nous retrouvons la même idée. « Car, puisque la mort est venue par un homme (un homme, pas plusieurs), c'est aussi par un homme (homme au singulier) qu'est venue la résurrection des morts. » Voici donc deux hommes, l'un apporte la mort, l'autre la vie. « Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ. » Ici encore nous retrouvons ce concept de solidarité. C'est pourquoi tout est dans l'idée « en Christ ».

Voyons comment Paul applique cette idée en terme de salut. Nous pouvons lire 1 Corinthiens 1.30 : « Or, c'est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption. » Une autre version anglaise, la version RSV traduit : « Il est la source de notre vie en Jésus-Christ, que Dieu a fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption. » Regardons encore deux autres traductions. La New American Standard Version et la New English Bible. Elles vont l'une et l'autre apporter un peu plus d'éclaircissement. La première dit ceci : « Par lui vous êtes en Jésus-Christ qui devint pour nous sagesse de Dieu, et justice et sanctification et rédemption. » La seconde version est encore plus claire : « Vous êtes en Jésus-Christ par l'action de Dieu. » S'il vous plaît, notez que vous ne vous placez pas vous-mêmes en Jésus-Christ. C'est Dieu qui fait cela. Vous êtes en Jésus-Christ par l'action de Dieu, car Dieu a fait, de Lui, notre sagesse, notre justice. En Lui nous sommes consacrés et demeurons libres.

Illustrons cela simplement. Écrivez un texte sur un morceau de papier. Vous avez la Bible qui est la parole de Dieu et dans Jean, La Parole de Dieu est identifiée au Christ. Le papier c'est vous. Placez ce papier dans votre Bible comme Dieu vous a places en Christ il y a deux mille ans. Envoyez cette Bible en Russie. Le papier va-t-il en Russie lui aussi? Oui ou non? Oui, parce qu'il est dans la Bible.

II y a une loi dans les pays communistes (j'ai habité l'un d'eux pendant cinq ans) qui stipule que vous n'avez pas le droit d'importer la Bible. Les officiers des douanes inspectent tout ce qui arrive par courrier, et s'ils voient la Bible ils déclarent : « C'est illégal. » Ils s'en saisissent pour la brûler. Qu'arrivera-t-il alors au papier? Il sera brûlé lui aussi. Pourquoi? Parce qu'il est dans la Bible. Ainsi, parce que ce papier est dans la Bible l'histoire de la Bible devient aussi l'histoire de ce morceau de papier. C'est exactement comme cela que Dieu nous a rachetés. Il nous a placés en Christ, et le Fils de Dieu et nous sommes devenus un à l'incarnation. Pourquoi? Afin que par cette union nous puissions être sauvés. Voici quelques citations, premièrement d'érudits bibliques, et puis une citation inspirée prise dans Messages Choisis.

H.P. Lideon (Anglais) « De même que la nature humaine était présente en Adam quand par son péché typique il ruina sa postérité, de même cette nature humaine était aussi présente en Christ notre Seigneur. Notre nature est Sa propre nature. Il la porta avec Lui de Sa vie à Sa mort, Il fit cela et supporta cela, ce qui était absolument au delà de ses capacités naturelles. »

Brook Foss Wescott, un célèbre chercheur en Grec, fait cette remarque : « Christ n'était pas seulement un homme au milieu des hommes. Il n'était pas un simple individu, mais en Lui toute l'humanité était rassemblée. Christ était un homme corporatif. C'est pourquoi Il est appelé le second Adam. Il représente une seconde humanité. Et de cette manière, maintenant, nous pouvons dire que l'humanité est fondamentalement unie en Lui. Ses actions sont, dans un sens, véritablement nos actions, aussi complètement que nous pouvons réaliser cette union avec Lui. Sa mort est notre mort. Sa résurrection est notre résurrection. (University Sermons, pp. 225, 226).

Une citation de plus d'un très célèbre théologien qui donna sa vie pour Christ à l'âge de trente neuf ans, un jeune homme qui vivait à l'époque d'Hitler, Dietrich Bonhauffer. « Quand le Fils de Dieu vint en chair, Il la prit véritablement et physiquement, Il se revêtit de notre chair et de notre propre nature. Ceci était l'intention éternelle du Dieu trinitaire. Maintenant, nous sommes en Lui. Là où Il est nous y sommes aussi, à l'incarnation, sur la croix et à la résurrection. » Et Paul dit dans Éphésiens 2.6 que nous sommes assis avec Christ dans les lieux célestes.

Dans Messages Choisis, volume 1, pp. 250, 251. On trouvera la même pensée page 396. « Par son obéissance à tous les commandements de Dieu Christ réalisa la Rédemption de l'homme. Cela ne s'est pas fait en sortant de lui-même pour aller vers l'autre, (ce qui est la théologie Catholique Romaine qui dit que Dieu insuffle la grâce. Dieu vient en vous, vous rend bon et vous prend pour le ciel; mais soeur White dit que ce n'est pas comme cela que les choses se sont faites) mais en prenant l'humanité en Lui-même. » Ainsi Ellen White connaissait l'idée « en Christ », même si elle n'a pas employé cette expression qui est un terme théologique. Elle n'était pas un théologien. Elle servait le Seigneur. Elle poursuit : « De cette façon Christ donna à l'humanité une existence en dehors de Lui-même. Placer l'humanité en Christ », placer la race déchue dans cette unité avec la divinité c'est cela « le travail de la Rédemption ». Nous avons vu comment Paul enseigne le concept « en Christ ». Dieu nous place en Christ et Il réécrit notre histoire en Christ. En Lui, vous et moi, nous nous tenons parfaits. C'est la bonne nouvelle de l'Évangile. En nous-mêmes, en tant qu'individus, nous sommes pécheurs. En Christ « Dieu vous regarde comme si vous n'aviez jamais péché. » (Jésus-Christ, p. 62). Dieu ne ment pas. En Christ vous n'avez jamais péché.

Maintenant, voyons comment Christ était représenté dans le sanctuaire. C'est très simple. La cour extérieure était entourée d'un mur blanc d'environ neuf pieds de haut. À l'intérieur de cette cour tout appartenait au sanctuaire, ses sacrifices, ses bâtiments, ses services prenaient place. Rien, en rapport avec notre salut, ne prenait place en dehors de la cour. Les gens, eux, habitaient en dehors de la cour. En fait la tente la plus proche était à deux mille coudées ce qui faisait environ un kilomètre de distance. Quand un Israélite péchait et se sentait coupable, et quand il était dans l'affliction, sans espérance, il pouvait offrir un sacrifice. Dès lors où il entrait dans la cour il était entouré de la justice de Christ. Il se retrouvait en sécurité.

La cour était un refuge. C'est ce que le sanctuaire signifie -- Un refuge. Un nichoir est un endroit ou les oiseaux trouvent refuge. Notre refuge n'est pas en nous-mêmes. Ce n'est pas non plus notre dénomination. Il est en Jésus-Christ, c'est Lui notre refuge. Lorsque vous entriez dans la cour, personne ne pouvait plus vous voir. Dans quelque direction que vous vous tourniez vous rencontriez un mur blanc -- La justice du Christ vous enveloppait parce que vous étiez alors « en Christ ».

Nous avons vu dans le dernier chapitre que l'humanité de Christ était un sanctuaire. Maintenant nous devons aller un peu plus loin. L'humanité de Christ était l'humanité corporative de la race humaine. Et cela c'est la solidarité. Laissez la Bible parler et vous découvrirez qu'elle est pleine de cette vérité. Il fut un temps ou les érudits du Nouveau Testament estimaient que le thème central de la théologie de Paul était la justification par la foi, mais la recherche biblique aujourd'hui s'aperçoit de plus en plus qu'il n'y a que deux livres de Paul qui traitent de la justification par la foi -- les Galates et les Romains. Si vous prenez tous ses écrits, ce qui représente presque la moitié du Nouveau Testament, ils suggèrent que le concept « en Christ » est le thème central de la théologie de Paul; et vous ne pourrez jamais comprendre la justification par la foi enseignée par Paul tant que vous n'aurez pas compris l'idée « en Christ ». J'ai visité bon nombre d'écoles du Sabbat et j'ai pu constater que certaines des déclarations qui étaient faites l'étaient parce que les gens n'avaient pas compris cette idée « en Christ ». Nous devons nous confronter avec cette vérité. C'est crucial.

Regardons quelques bénédictions qui sont nôtres par cette merveilleuse vérité. Où commencerons-nous puisque La Bible nous enseigne quelle est pleine de vérité? Commençons avec la négative en Romains 8.1. Il y a là une bénédiction dont nous avons tous désespérément le plus grand besoin. Souvenez-vous que, dans Romains 7, Paul parle d'un combat -- un combat auquel chacun de nous fait face. Au verset premier du chapitre 8, Paul dit qu'il n'y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. Il n'y a pas de condamnation c'est une bonne nouvelle! Pas de condamnation; non pas parce que vous êtes bon, mais parce que vous êtes en Christ.

Maintenant la deuxième partie de ce verset est discutable parce que nous ne sommes pas certains que ce soit Paul qui l'ait écrite. Cette partie -- « Nous ne marchent pas selon la chair, mais par l'Esprit. » ne se trouve pas dans toutes les versions bibliques. Cette phrase est mentionnée dans toutes les traductions, mais seulement au verset 4. C'est pourquoi les traductions modernes n'ont pas cette seconde partie du verset 1. Mais la formule clé c'est : « Il n'y a pas de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » Cela est négatif. Voyons quelque chose de plus positif.

Éphésiens 1.3, 4 et 7 : « Béni soit Dieu le père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles (temps passé, en Grec temps aoriste) en Christ Dieu nous a déjà bénis, Il nous a bénis en Jésus-Christ. « En lui, Dieu nous a choisis avant la fondation du monde. » Notez qu'Il nous a choisis en Lui avant la chute. « Pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui. » Maintenant regardez le verset 7 : « En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce. » C'est une bonne nouvelle. Nous sommes saints, sans blâme, nous sommes pardonnés. Il n'y a pas de condamnation en Jésus-Christ.

Nous lisons dans 2 Corinthiens 5.17-18 : « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. » Christ nous fait nouveaux. Si un homme est en Christ il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées. Voici toutes choses sont devenues nouvelles. Avant, vous étiez pécheur, maintenant vous êtes juste. Avant, vous vous teniez condamné, maintenant vous êtes justifié. Tout cela vient en une seule fois, et c'est Jésus-Christ. Verset 18 : « Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ (temps passé), et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. » Ce que Paul dit ici c'est qu'en Christ, non seulement nous, mais le monde entier a été réconcilié avec Dieu. La difficulté est, nous le savons, que le monde ne le sait pas. Qui va leur annoncer cette bonne nouvelle? Si nous ne le leur disons pas, qui le leur dira? Qu'a ordonné Dieu? Il a ordonné aux croyants de le dire au monde. Et c'est le ministère de la réconciliation.

Dieu dit au monde : « Regardez, vous n'êtes plus mes ennemis. Je vous ai déjà reconciliés avec Moi par mon Fils Jésus-Christ. Pourquoi avez-vous peur de Moi? Pourquoi vous éloignez-vous de Moi? Je vous ai déjà rachetés en Mon Fils. Cessez de fuir. » Le monde a besoin de connaître cela, mais avant que nous puissions l'annoncer, nous avons besoin de le connaître nous-mêmes, sans quoi nous n'avons rien à dire.

Nous devons nous souvenir que l'Évangile n'est pas un bon conseil. Nos jeunes gens sont fatigués des bons conseils. Ils veulent de bonnes nouvelles. Offrons-les leur. Nous sommes en train de les perdre. Tous les divertissements que nous leur donnons dans l'Église sont des échecs. Cela nous coûte beaucoup d'argent. Il faut plus que la construction de bâtiments pour la jeunesse dans l'Église. Il faut plus que le volley ball et le basket pour garder nos jeunes gens dans l'Église. Ils ont besoin de savoir que leur sécurité est en Jésus-Christ. Donnons-leur l'évangile, et avant tout, soyons clairs nous-mêmes. Ne continuons pas de leur dire : « Tu dois être bon afin que Dieu t'accepte. » C'est un mensonge. Dieu m'a accepté en Son Fils avant que je sois né. Avant la fondation du monde Il m'a choisi en Christ afin que je sois saint, sans défaut et sans blâme. Et cela c'est une bonne nouvelle. Les yeux n'ont pas vu, les oreilles n'ont pas entendu, la pensée des hommes n'a pas été pénétrée mais Dieu nous l'a révélée à nous les croyants. Maintenant nous devons le montrer au monde. C'est ma prière que notre église puisse devenir bouillante pour Christ, non pour des programmes promotionnels mais parce que la vérité nous aura rendus libre.