LE SAINT-ESPRIT

CHAPITRE 1

LA TROISIÈME
PERSONNE
DE LA DIVINITÉ

Lorsque nous étudions le Nouveau Testament, nous voyons que chaque membre de la Divinité a un rôle spécifique à jouer pour notre salut. Dans la grande mission qu'Il leur a confiée dans Matthieu 28.19, Jésus disait à Ses disciples que lorsqu'ils baptiseraient les croyants, ils devraient le faire au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Car les trois personnes de la Divinité sont impliquées dans notre salut et tout le ciel est intéressé à notre salut.

Dans notre étude de la Bible, nous découvrons le rôle de Dieu le Père dans le plan du salut. Par exemple, nous lisons dans Jean 3.17 que Dieu a envoyé Son Fils non pour nous condamner mais pour nous sauver. Puis, dans Jean 6.38, Jésus a dit : « Je suis venu dans ce monde non pour faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé ». Dans Galates 4.4-5, Paul disait : « Quand la plénitude des temps est arrivée, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi, pour nous racheter, nous qui sommes sous la loi. » Nous voyons dans ces textes que le Père occupe la fonction de Directeur du plan du salut.

Le Fils, Jésus-Christ, est le Sauveur de tous les hommes. Dans Luc 2.11, l'ange, en parlant aux bergers, leur annonça : « Aujourd'hui, dans la cité de David, il vous est né un Sauveur. » Dans Jean 4.42, Jésus est aussi appelé le Sauveur du monde. Dans 1 Timothée 4.10, Paul décrit Jésus comme le Sauveur de tous les hommes. Par Sa vie, Sa mort et Sa résurrection, Christ nous a réconciliés avec Dieu; Il nous a rachetés; Il a réécrit notre histoire, de telle sorte qu'en Christ, chacun de nous peut sans crainte venir à Dieu avec audace et une pleine assurance, parce qu'en Christ nous sommes acceptés dans le Bien-aimé.

Dirigeons maintenant nos pensées et notre attention vers le Saint-Esprit, la troisième personne de la Divinité, et regardons le rôle qu'Il joue dans l'oeuvre de notre salut. Le Saint-Esprit est le « Communicateur ». Partout dans les Écritures, Sa fonction est celle d'Agent actif de Dieu pour notre salut. Il Se révèle aussi un Agent actif dans bien d'autres choses. Comme le Père a envoyé Jésus dans ce monde pour qu'il puisse y avoir un Évangile à prêcher, Dieu envoie le Saint-Esprit pour réaliser cet Évangile dans notre expérience. C'est l'oeuvre du Saint-Esprit.

Nous regarderons maintenant deux aspects du Saint-Esprit. Nous nous arrêterons en premier sur la personnalité du Saint-Esprit puis nous passerons en revue Son activité, particulièrement dans le cadre de notre salut. La raison pour laquelle nous voulons examiner la personnalité du Saint-Esprit, c'est que certains ne croient pas que le Saint-Esprit soit une personne. Cette erreur de traiter le Saint-Esprit de façon impersonnelle remonte approximativement au troisième siècle avant Jésus-Christ. Malheureusement, cette erreur subsiste encore. À cette époque, la théorie fut avancée que le Saint-Esprit était une influence, une révélation de la puissance divine, mais qu'Il n'était pas une personne. Malheureusement, cette idée est encore enseignée et acceptée de nos jours par certaines personnes et il nous faudra donc recourir aux Écritures pour découvrir la vérité.

L'Ancien et le Nouveau Testament parlent tous deux du Saint-Esprit non pas simplement comme d'une « chose », mais comme d'un Être divin. Je crois que la plupart d'entre nous, tous je l'espère, croient que le Saint-Esprit est une Personne, mais nous avons besoin de preuves. Dans Romains 8.27, l'apôtre Paul parle de la pensée du Saint-Esprit. Dans Romains 15.30, Paul parle de l'amour du Saint-Esprit; le Saint-Esprit posséderait donc un esprit et serait aussi capable d'aimer. Dans le livre des Actes, nous voyons que le Saint-Esprit a joué un rôle de premier plan dans l'Église chrétienne naissante. Nous lisons dans Actes 8.29 que le Saint-Esprit a parlé à Philippe. Nous savons très bien qu'une influence ne peut pas parler. Dans Actes 16.6-7, on nous dit que le Saint-Esprit a retenu et contraint l'apôtre Paul à rester en un certain endroit. Aucune de ces choses ne serait possible s'Il ne s'agissait pas d'une personne. Une « force » ou une « influence » ne peut faire de telles choses.

Lorsque nous examinons de près les Écritures et en particulier le Nouveau Testament, nous découvrons que le Saint-Esprit peut sonder les coeurs ( 1 Corinthiens 2.10 ); Il peut pleurer ( Galates 4.6, version anglaise); Il peut prier ( Romains 8.26 ); Il peut témoigner ( Jean 15.26-27 ); Il peut enseigner ( Jean 14.26 ); Il peut guider dans la vérité ( Romains 8.14 ). Aucune de ces choses n'aurait de sens si nous décrivions le Saint-Esprit comme une influence ou une puissance et Le limitions à cet état. La Bible enseigne clairement que le Saint-Esprit est une Personne et qu'étant une Personne, Il peut être attristé ( Éphésiens 4.30 ); Son nom peut être blasphémé; enfin Il peut être insulté ( Marc 3.29 ), ce qui constitue, bien sûr, le péché impardonnable.

Lorsque nous avons affaire au Saint-Esprit, nous avons affaire à une Personne, une Personne que Dieu a envoyée pour réaliser dans notre expérience la vérité telle qu'elle est en Christ. Voyons quelques textes qui nous montrent quelles sont les différentes activités du Saint-Esprit. Douze est le nombre de l'Église chrétienne et nous étudierons les douze principales activités du Saint-Esprit. En regardant ces textes, nous verrons clairement le rôle très important que le Saint-Esprit joue dans notre salut.
  1. Au tout début de la Bible, dans Genèse 1.1-2, nous découvrons que le Saint-Esprit était présent et actif dans l'oeuvre de la création. « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. » Ici même, dans le premier chapitre de la Bible, au second verset de la Genèse, il nous est dit que le Saint-Esprit a été actif dans la création du monde.

  2. Voyons maintenant quel a été Son rôle dans le plan du salut. Dans notre liste d'activités, nous constatons qu'Il a été actif dans l'incarnation du Seigneur Jésus-Christ. Dans Luc 1.30, un ange s'est approché de Marie et lui déclara qu'elle aurait un enfant. Elle resta perplexe car elle était encore vierge; elle répondit donc : « Comment cela se fera-t-il? » ( Luc 1.34 )

    « L'ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. » Pour expliquer comment tout ceci est arrivé, le texte de Philippiens 2.6 nous apprend que Jésus était l'égal du Père. Mais Il a fait une chose; Il S'est dépouillé Lui-même; Il a remis Sa vie entre les mains du Père, qui est le président, le directeur du plan du salut.

    Puis le Père a pris la vie de Christ, maintenant totalement dépouillée du moi, c'est-à-dire volontairement privée de tous Ses droits divins et de toutes Ses prérogatives divines. Il S'est remis entre les mains du Père. Le Père a pris la vie de Christ et l'a remise au Saint-Esprit, l'agent actif de Dieu. Le Saint-Esprit est descendu avec la vie de Christ et a implanté cette vie divine dans le sein de Marie. C'est un mystère mais c'est là, dans son sein, qu'ont été unies l'humanité et la divinité, et que Christ S'est qualifié pour être le Sauveur de tous les hommes.

  3. Le Saint-Esprit fut ainsi actif dans l'incarnation, mais ce n'est pas tout. Il a aussi joué un rôle actif dans la mission de Christ sur cette terre. Ayant pris notre humanité, Christ ne pouvait rien faire de Lui-même. Il fallait qu'Il soit totalement contrôlé par l'Esprit. Il y a plusieurs textes qui le démontrent clairement. Dans Luc 4, Jésus revenait dans Sa ville natale Nazareth. Au niveau apparence, Il n'était pas différent des autres êtres humains. Il ressemblait à n'importe lequel d'entre eux. Il était le fils d'un charpentier. Les gens avaient entendu parler de Lui car la nouvelle avait atteint Nazareth; étant arrivé, Il se rendit à la synagogue. Ils placèrent dans Ses mains le rouleau du livre d'Ésaïe. Il l'ouvrit et lut : « L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. » ( Luc 4.18-19 ) Tout ceci a été accompli par Christ, mais c'était le Saint-Esprit qui agissait en Lui. Ce point est important car le même Esprit qui a accompli la mission de Dieu en Christ nous est aussi disponible, exactement le même Esprit. Le verset 14 en est un exemple.

    Le même chapitre, Luc 4, traite des trois tentations de Jésus-Christ, qui résument en un bloc toutes les tentations pouvant assaillir l'homme. Trois expressions de base résument l'ensemble des tentations qui nous assaillent. Ce sont « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la vie »; et les trois tentations de Jésus s'inscrivent dans ces trois catégories. Luc 4.14 nous raconte ce qui est arrivé après que Jésus eut remporté la victoire sur ces tentations. « Jésus, revêtu de la puissance de l'Esprit, retourna en Galilée. » Jésus n'a pas conquis le Diable par Sa propre force, mais par la puissance de l'Esprit.

  4. Le Saint-Esprit est Celui qui a inspiré les auteurs de la Bible. Dans 2 Pierre 1.21, nous lisons : « ... c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu ». Ce même Esprit qui animait les écrivains de la Bible doit aussi nous éclairer lorsque nous étudions les Écritures. Il est important que les pasteurs soient formés, comprennent les langues originales, obtiennent de l'information sur le contexte et étudient l'Ancien comme le Nouveau Testament; mais quand nous arrivons à la Parole de Dieu, que nous soyons formés ou pas, que nous soyons pasteurs ou laïcs, il n'y a qu'une Personne qui peut nous guider dans la vérité. Une connaissance du grec et de l'hébreu ne suffit pas. C'est un outil utile, mais c'est l'Esprit qui doit nous guider dans la vérité. C'est une tragédie de constater que les théologiens de l'Église chrétienne penchent maintenant vers une méthode d'étude de la vérité basée sur la raison humaine. La raison humaine est importante, mais elle doit se soumettre à la Parole de Dieu. Nous vivons peut-être à l'âge scientifique et à l'âge de l'informatique, mais Dieu connaissait la science et les ordinateurs bien avant notre naissance et bien avant notre création. Il en connaît beaucoup plus que nous. Lorsque nous serons rendus au ciel, nous aurons l'air de nains à côté des anges et des autres hommes. Le Saint-Esprit a inspiré les auteurs de la Bible et il est nécessaire qu'Il nous éclaire aussi.

  5. Dans Jean 16.18, il nous est dit que le Saint-Esprit convainc les hommes de péché, de justice et de jugement. Nous ne pourrons jamais trop souligner que ce n'est pas l'oeuvre de l'homme de convaincre les gens, mais c'est l'oeuvre du Saint-Esprit. Notre travail consiste à témoigner. C'est le Saint-Esprit qui les convainc de péché, de justice et de jugement.

  6. Il attire les gens à l'Évangile. Non seulement Il persuade les gens mais Il les attire à l'oeuvre de Jésus-Christ. Dans le tout premier livre de la Bible, nous lisons qu'Il était actif dans la création. Maintenant, dans le tout dernier livre, dans Apocalypse 22.17, nous lisons : « Et l'Esprit et l'épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut prenne de l'eau de la vie, gratuitement. » Dieu nous a donné la responsabilité de témoigner de l'Évangile. Nous témoignons et disons aux gens : « Venez et acceptez le don » mais c'est le Saint-Esprit qui fait directement appel à leur conscience et dit : « Ne fais pas le fou, ne rejette pas cette invitation. » Il est Celui qui attire les gens à Jésus-Christ. C'est Son oeuvre et c'est pourquoi le témoignage n'est pas laissé aux seules mains du croyant. Il est confié au Saint-Esprit qui fait Son oeuvre en nous et par nous.

  7. Pour ceux qui acceptent l'Évangile, pour ceux qui acceptent Jésus comme leur Sauveur personnel, le Saint-Esprit intériorise leur salut. En d'autres mots, Il apporte la nouvelle naissance. La vie que nous recevons en naissant, notre vie naturelle, c'est la vie de la chair. Elle est déjà condamnée; la chair et le sang ne peuvent pas hériter du ciel. Elles ne nous permettent pas d'être qualifiés pour le ciel. C'est pourquoi Jésus disait à Nicodème dans Jean 3.3-8 : « Il faut que tu naisses de nouveau. Tu dois naître du Saint-Esprit. » La nouvelle naissance est produite par le Saint-Esprit.

  8. Il nous conduit dans toute la vérité. Il est Celui qui nous guide dans la vérité. Nous ne devons pas nous fier à notre seul esprit humain, aussi brillant soit-il. Nous devons nous appuyer sur les Écritures. Dans Jean 15.26-27, Jésus répète ce qu'Il a dit dans Jean 14.26 : « Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père (le Père est encore celui qui préside), l'Esprit de vérité (remarquez, Il est appelé l'Esprit de vérité), qui vient du Père, il rendra témoignage de moi. » Le Saint-Esprit ne révèle rien sur Lui-même. L'oeuvre du Saint-Esprit est de témoigner de Jésus-Christ. Il doit faire de l'Évangile une réalité dans notre expérience. Verset 27 : « Et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement. »

  9. Il y en a qui disent que nous ne croyons pas à la sanctification mais au contraire, nous y croyons fortement. Nous devons cependant bien clarifier que la sanctification n'est pas un moyen de salut. Ceci est une hérésie. La sanctification est l'inévitable fruit de la justification. Ce n'est pas une option. Le moyen de sanctification n'est pas de gonfler la puissance de notre volonté et d'essayer d'être bons. Le moyen par lequel nous sommes sanctifiés, c'est par le Saint-Esprit. Nous ne pouvons pas produire une chose qui nous est impossible. Parce que nous sommes pécheurs, nous ne pouvons nous sauver nous-mêmes et nous ne pouvons produire la justice en essayant. Tout ce que nous pouvons produire, c'est de la propre justice, qui est comme un vêtement souillé aux yeux de Dieu.

    Un des trois textes qui indiquent clairement que le Saint-Esprit est le moyen de notre sanctification se trouve dans 2 Thessaloniciens 2.13. Deux de ces textes sont de l'apôtre Paul qui croit dans la sanctification mais qu'il condamne lorsqu'elle devient méritoire. La sanctification constitue le fruit de la justification. Elle ne contribue jamais à la justification. Nous sommes sauvés par grâce seulement, par le moyen de la foi. C'est pourquoi nous devons étudier le livre des Galates, parce que cette épître parle de la juste indignation de Dieu envers les judaïsants qui ajoutaient des oeuvres à la justification par la foi.

    Le texte suivant nous montre le moyen de sanctification, le Saint-Esprit. 2 Thessaloniciens 2.13 : « Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur (croyants qui avez accepté Christ), nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l'Esprit et par la foi en la vérité ». Remarquez, le Saint-Esprit est l'Agent actif de Dieu dans notre sanctification.

    Dans 1 Pierre 1.2, Pierre dit la même chose. Il s'adresse ici aux chrétiens du Moyen-Orient et il dit au verset 2 : « ... élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'Esprit, afin qu'ils deviennent obéissants, et qu'ils participent à l'aspersion du sang de Jésus-Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées! »

    On nous indique ici que l'une des oeuvres du Saint-Esprit est de sanctifier les croyants qui ont été lavés par le sang de Jésus-Christ. La question de savoir comment Il le fait et quel rôle nous avons à jouer dans cette sanctification reçoit sa réponse dans notre troisième texte, 2 Corinthiens 3.17 : « Or, le Seigneur c'est l'Esprit ». En d'autres termes, Christ est aujourd'hui représenté par le Saint-Esprit. Christ Lui-même est au ciel, mais le Saint-Esprit est ici-bas. « Et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté » Il explique ensuite de quel genre de liberté il s'agit; il ne parle pas de liberté politique ou économique. Verset 18 : « Nous tous (croyants) qui, le visage découvert... » Lorsque Moïse descendit de la montagne et parla aux Hébreux, ils lui demandèrent de mettre un voile entre eux et lui parce que la gloire de Dieu était trop grande pour qu'ils puissent la supporter. Dans 2 Corinthiens, Paul nous dit qu'en venant à Christ, ce voile est levé parce qu'il n'y a aucune barrière entre un Dieu saint et l'homme pécheur en Jésus-Christ. Avec le visage découvert, nous nous approchons de Dieu avec assurance, « contemplant comme dans un miroir la gloire du Seigneur ».

    Lorsque nous regardons dans un miroir, nous nous voyons. Lorsque nous utilisons la loi comme un miroir, nous voyons notre souillure. Mais quand nous regardons dans le miroir de Christ, quand nous nous regardons en Christ, nous ne voyons pas la souillure. Nous voyons la justice, la pureté, parce que nous sommes en Christ.

    Lors du baptême de Jésus, quand le Saint-Esprit est descendu sur Lui et que Dieu a parlé du ciel, Il a dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé qui m'est très agréable. » Ceci incluait toute l'humanité. C'est une bonne nouvelle, parce qu'en Christ Dieu est très content de nous. En Lui, nous sommes complets et parfaits. Lorsque nous nous regardons, non pas au travers du miroir de la loi, mais du miroir de Jésus, contemplant Christ et ce qu'Il a accompli pour la race humaine, quelque chose se passe en nous. En contemplant la gloire du Seigneur, « nous sommes transformés en la même image de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit ». Il s'opère une telle transformation de notre caractère qu'il reflète l'amour et le caractère de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais notez la dernière partie. C'est l'Esprit qui reproduit le caractère de Christ en nous. Nous ne pouvons pas le faire; tout ce que nous pouvons faire dans ce sens constitue de l'hypocrisie. Nous ne sommes que de faux chrétiens sans le Saint-Esprit.

  10. Il accorde des dons spirituels à l'Église. Un texte très clair à ce sujet est Éphésiens 4.7. Quand Christ est monté au ciel, Il a accordé des dons à l'Église, certains comme apôtres, d'autres comme prophètes, d'autres comme professeurs et pasteurs, pour l'édification de l'Église. 1 Corinthiens 12.7 nous dit que les dons de l'Esprit sont pour le bénéfice de tout le corps. L'Église est le corps de Christ et chaque membre du corps doit croître et s'affermir. C'est là l'oeuvre du Saint-Esprit.

  11. C'est aussi une vérité très importante que c'est le Saint-Esprit qui agit dans les croyants pour leur permettre de témoigner de Jésus-Christ. Plusieurs disent : « Je n'ai pas la capacité de témoigner comme les autres. » Mais beaucoup sont par nature des introvertis qui ont combattu contre un appel au ministère pour la même raison. La pensée de se tenir en chaire et de regarder tous ces yeux rivés sur nous en effraie beaucoup. La seule raison pour laquelle une personne peut y arriver, c'est que son appel vienne de Dieu. Dieu nous donne le courage de faire face aux autres. Dans Luc 24.48-49, Jésus a confié une mission à des disciples qui avaient le même problème que nous. Il savait qu'ils n'étaient pas capables de remplir cette mission et de porter l'Évangile à un monde hostile. Alors Il dit aux versets 48 et 49 : « Ne commencez pas par témoigner; attendez dans la chambre haute jusqu'à ce que vous ayez reçu la puissance d'en haut. » Par la « puissance d'en haut, » Jésus ne voulait pas dire une quelconque « influence », parce que nous lisons dans Actes 1.8 : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »

  12. Le Saint-Esprit est toujours avec nous jusqu'à la fin du monde afin de nous consoler et de nous aider dans ce monde méchant qui est le nôtre, au niveau de notre témoignage, de notre vie chrétienne, et de toutes les autres choses que nous avons à accomplir en tant que chrétiens. Jean 14.16-18 nous dit : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur. » Le mot que Jésus a utilisé pour Consolateur est « parakletos » qui signifie plus qu'un consolateur. C'est quelqu'un qui se tient à vos côtés ou en vous pour être votre aide, votre guide, votre consolateur, en un mot tout pour vous. Il est donc plus qu'un Consolateur. Jésus a dit : « Je vous enverrai le Saint-Esprit pour être à vos côtés, pour être votre 'parakletos', pour être en vous, pour vous guider, vous aider, vous fortifier, vous diriger et vous réconforter. »

Nous, êtres humains, dépendons les uns des autres pour nous réconforter, nous soutenir, mais il viendra un temps où nous n'aurons plus personne pour nous aider. Nous avons besoin d'apprendre à dépendre du Saint-Esprit pour ce réconfort. Notre pasteur, notre église, notre président de Fédération peuvent nous abandonner, mais le Saint-Esprit ne nous abandonnera jamais. C'est pourquoi nous avons besoin de savoir qu'Il sera à nos côtés. Verset 17 : « L'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point (Il n'est pas une chose visible, Il est une personne mais Il est aussi un esprit et Il habite en vous) et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas sans consolation. » Une meilleure traduction serait : « Je ne vous laisserai pas seuls. Je serai avec vous jusqu'à ce que je revienne et que je vous prenne avec moi. »

Nous avons vu que dès le commencement du plan de la rédemption, les trois membres de la Divinité ont été impliqués. Dieu n'a pas dit : « Je t'ai sauvé en Christ, maintenant le reste est ton affaire ». Tout est l'oeuvre de Dieu, du commencement à la fin. Nous sommes simplement des outils, des instruments entre Ses mains. En Christ, Dieu nous a sauvés et par le Saint-Esprit, ce salut nous est communiqué intérieurement. Le besoin criant de l'Église est que la puissance du Saint-Esprit se manifeste dans la vie du croyant.

L'Église moderne est mise au défi. Le grand philosophe païen Nietzsche, dont le père était pasteur luthérien, a abandonné le christianisme et est devenu athée. Il fut l'un des plus grands philosophes et il a dit un jour ceci, en s'adressant à l'Église chrétienne : « Si vous vous attendez à ce que je crois en votre Rédempteur, vous chrétiens devrez ressembler beaucoup plus à des rachetés. » C'est seulement en marchant dans l'Esprit, en permettant au Saint-Esprit d'habiter en nous et de nous contrôler que cette puissance sera manifestée. Sans cela, tout ce qu'ils verront ne sera qu'une « belle démonstration de la chair », ce qui ne vaut rien.