L'Évangile dans les paraboles

L'économe fidèle

Luc 12.35-40

« Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées. Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera. Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s'approchera pour les servir. Qu'il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs, s'il les trouve veillant! Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas. »

Beaucoup de paraboles transmises oralement par Jésus lorsqu'Il était sur la terre appartiennent à cette catégorie appelée « Les paraboles de crise ». Toutes ont une relation directe avec la seconde venue de Christ. Pourquoi Jésus parlait-Il de Sa seconde venue en termes de crise?

Il nous est, bien sûr, impossible d'étudier la totalité des paraboles traitant de ce sujet. Cependant, rappelez-vous celle des dix vierges (Matthieu 25) Que faisaient les dix vierges à la venue du fiancé? Elles dormaient, elles étaient séparées de Dieu. C'est la crise. Nous vivons au temps de la fin et nous la croyons très proche. Par conséquent ces paraboles sont très significatives.

Je souhaiterais donc passer succinctement en revue les paraboles concernant ce sujet. La première fait référence au déluge, à l'époque de Noé. Jésus se sert de cet événement afin d'illustrer Sa seconde venue. Deux passages sont mentionnés dans la Bible à ce sujet : Luc 17.26-27 et Matthieu 24.37-39. Prenons ce dernier de préférence, qui est un peu plus spécifique : « Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme... » Notez bien : Ce qui se passa aux jours de Noé se reproduira. L'expérience sera similaire. « ...Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous... » Qu'est-ce que Jésus essaye de nous faire comprendre? Il nous rappelle qu'à l'époque de Noé, Dieu n'était plus l'objet de l'attention des gens. « ...Il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme. » C'est cela la crise. Rappelez-vous bien que la raison n'est pas le manque d'informations : Noé prêcha la venue du déluge pendant 120 ans et malgré cela ils restèrent loin de Dieu.

La deuxième parabole traitant du même sujet se trouve dans Luc 17. Après s'être servi de l'expérience du déluge, Jésus utilise maintenant la destruction de Sodome et Gomorrhe comme modèle de Sa seconde venue. Versets 28-30 : « Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient; mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, et les fit tous périr. Il en sera de même le jour où le Fils de l'homme paraîtra. » Voici la même expérience renouvelée : ils savaient mais ne croyaient pas. Dans leur esprit, les avertissements de Lot étaient inacceptables : En effet, d'un côté il n'avait jamais plu jusqu'alors et de l'autre le feu n'était jamais descendu du ciel. Leur incrédulité les maintenait loin de Dieu.

Les deux dernières paraboles se trouvent respectivement dans Marc 13.33-37 reprises dans Matthieu 24.42-45 et Luc 12 (objet de notre étude d'aujourd'hui). Il s'agit du serviteur sage attendant le retour de son maître, absent de la maison à l'occasion d'un mariage, et de l'homme veillant sur sa maison sachant que le voleur viendrait à une heure inattendue. Pourquoi ce choix?

Dans le contexte des paraboles mentionnées plus haut, Christ s'adressait premièrement à des non croyants, c'est-à-dire aux personnes du monde, ayant entendu parler de son second retour mais ne croyant pas au message. Au contraire, ces deux paraboles ne s'adressent pas aux incroyants mais aux croyants : En effet, aussitôt que Christ eut terminé son récit (verset 41), notre ami Pierre pose la question suivante : « Seigneur, est-ce à nous, ou à tous, que tu adresses cette parabole? » En d'autres termes, à qui es-tu en train de donner ce conseil, cet avertissement, qui mets-tu en garde? Cela s'adresse-t-il à nous, croyants, disciples, ou à d'autres?

Voyons la réponse de Jésus : Versets 42-46 : « Et le Seigneur dit : Quel est donc l'économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi! Je vous le dis en vérité, il l'établira sur tous ses biens. Mais, si ce serviteur dit en lui-même : Mon maître tarde à venir; s'il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles. » À qui donc parle Christ? Cela est très clair : Aux croyants. Est-il possible qu'un croyant soit séparé de Dieu? Christ nous dit que oui.

Laissez-moi aller plus loin dans mon raisonnement : Est-il possible que des adventistes du septième jour, croyant à la deuxième venue de Christ soient séparés de Dieu? La réponse est oui. C'est la raison pour laquelle il nous faut étudier ces deux paraboles.

Le point commun entre toutes ces paraboles parlant de la crise, qu'elles s'adressent aux gens du monde ou aux croyants, réside dans la soudaineté de la venue de Jésus. La deuxième venue nous séparera de Dieu. Laissez-moi vous poser une question : Les Juifs étaient-ils séparés de Dieu lors de la première venue de Christ? Ils étaient ceux qui prêchaient la première venue de Jésus, ils représentaient les premiers adventistes du septième jour : ils gardaient le Sabbat et croyaient dans l'avènement du Seigneur. S'il vous plaît, ne dites pas : les Juifs furent dans l'erreur, mais en ce qui nous concerne, nous ne pouvons l'être. N'oubliez pas qu'ils étaient les gens les plus intelligents dans le monde. Vous n'avez qu'à considérer leurs oeuvres dans différents domaines tel que la musique, tant et bien d'autres. Dans toutes professions ils sont performants. S'ils tombèrent dans l'erreur, l'écueil existe également pour nous.

Pourquoi Jésus insista t-il sur cette parabole? Quel en était le but? La réponse est très simple : Il tenait à mettre Ses disciples en garde sur la préparation pour Son retour. Notez bien la manière dont Il débuta Sa parabole. Au verset 34, Il parle aux croyants dont le trésor est au ciel : « Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur. » (Je souhaite que votre coeur à tous soit au ciel.) Il dit d'abord : Verset 35 : « Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées. » Ces lampes allumées ne vous font-elles pas penser à l'histoire des dix vierges? Assurez-vous d'avoir de l'huile afin d'allumer vos lampes au temps où Jésus sera attendu. L'expression typiquement orientale « que vos reins soient ceints » peut ne pas signifier grand chose pour vous. Laissez-moi vous donner quelques explications à ce sujet. Les Orientaux portaient de longues robes comme le font encore les Arabes et les Juifs d'aujourd'hui. Les robes descendaient jusqu'aux pieds. Lorsqu'ils se détendaient, par exemple au moment de la sieste ou bien du coucher, ils recroquevillaient leurs pieds sous la robe afin de les garder au chaud : Les nuits sont froides au Moyen-Orient. Malheureusement, lorsqu'ils se mettaient au travail, les pieds se prenaient fréquemment dans les pans de la robe, provoquant quelquefois des chutes. Cela devenait insupportable. Afin de remédier au problème, ils la soulevaient et la maintenaient fixée au niveau des reins à l'aide d'une ceinture. Voilà donc la signification de cette phrase.

L'expression « lampes allumées » signifie : Soyez toujours prêts pour l'événement. Dans notre contexte, l'événement en question correspond au retour du maître très aisé, possédant de nombreux serviteurs. (Notez bien le pluriel du mot serviteurs).

Le Seigneur Jésus-Christ se rend dans un pays étranger à l'occasion d'un mariage. Tout d'abord, il nous faut comprendre le genre de mariage qui a lieu au Moyen-Orient. Dans la parabole des dix vierges, nous découvrons que les épouses ayant préparé la réception de la fête n'étaient jamais certaines de l'instant d'arrivée de l'époux. L'attente pouvait durer des jours et des jours. Les moyens de transport de l'époque n'avaient rien de comparables avec ceux d'aujourd'hui : Nous disposons d'avions; les horaires nous renseignent sur l'éventuel retard, ce qui n'était pas le cas autrefois.

Voici donc un homme dont le maître s'est absenté à l'occasion d'un mariage. Aucune précision ne nous est donnée quant à la distance de son trajet. Les serviteurs n'ont aucune idée du moment de son retour. Ils pouvaient donc réagir de deux manières différentes :
En d'autres termes, qu'arriverait-il s'ils étaient en train de dormir? Le maître frapperait à nouveau, il n'y aurait aucune réponse, car voyez-vous, il se pourrait que les serviteurs dorment profondément. Alors il élèverait la voix, donnant de grands coups dans la porte jusqu'à ce qu'ils se réveillent. Ils diraient les yeux endormis : « Oh! tu es là. » Par contre, étant sur leurs gardes, ils ouvriraient très vite au moment même où le maître frapperait à la porte, et diraient : « Maître, nous t'attendions, nous avons une boisson chaude pour toi, ainsi qu'un repas : entre. »

Un passage similaire nous est adressé en tant que peuple, dans Apocalypse 3. Le contexte est celui des 7 églises, et plus précisément la septième, celle de la dernière génération de Chrétiens. Cette église est endormie parce que Laodicée est tiède. Verset 20 : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. »

Dans notre parabole, Jésus établit un parallèle entre Sa seconde venue et l'acte de frapper à la porte. « ...Si quelqu'un entend ma voix... » Cependant si vous êtes en train de dormir, vous n'entendrez rien. « ...et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » Christ est conscient que Sa seconde venue apparaîtra comme étant une crise car elle ne sera pas attendue. C'est pourquoi, Il tient à ce que nous soyons sur nos gardes.

Revenons à notre parabole, et considérons la manière dont Jésus répond au serviteur sage. Luc 12 verset 37 : « Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! » Immédiatement après avoir dit cela, Jésus s'écarte totalement de la mentalité du Moyen-Orient lorsqu'il dit : verset 37 : « Je vous le dis en vérité, il se ceindra. »

Que se passe-t-il dans La vie réelle? : Le Seigneur rentre du mariage, il arrive chez lui, frappe à la porte; les serviteurs sont prêts, ils ouvrent, le font entrer puis s'asseoir, ils lui donnent une boisson chaude et disent : « Maintenant, tu souhaites prendre un bain. » Ils s'occupent de faire chauffer de l'eau, car à l'époque, les douches chaudes n'existent pas. En un mot, cela signifie : Regarde, nous sommes prêts à te servir.

Mais dans la parabole, nous lisons tout à fait l'opposé. Le pronom « il » troisième personne du singulier, ne se réfère pas aux « serviteurs », nom pluriel, mais au Maître, au Seigneur. Le Seigneur Lui-même dira : « Je me ceindrai, et vous, mes serviteurs, vous vous assoirez autour de ma table afin que Je vous serve. »

Voilà la différence entre le seigneur du Moyen-Orient qui ne réagirait jamais de la sorte, et le Seigneur Jésus-Christ.

Jésus fait mention d'un grand banquet, et veut que chacun de nous y soit présent. Il n'y a aucun doute, le maître rentrera chez lui.

Au temps de Jésus, des veilleurs nocturnes (trois dans la culture juive, quatre dans le système romain) se relayaient tout au long de la nuit. Il était aisé de rester éveillé pendant la première veille car elle se situait avant minuit : cependant, la plupart des veilleurs tombaient de sommeil durant les deux suivantes.

Christ donne à entendre que Sa venue peut survenir à la deuxième comme à la troisième veille, ce qui signifie qu'il viendra pendant un temps où nous nous assoupirons facilement.

Un jour, un principal de notre collège en Éthiopie se réveilla à trois heures du matin. Il n'arrivait plus à s'endormir. Il pensa alors : « Allons voir si le veilleur de nuit est consciencieux dans son travail... » En raison des vols, il est nécessaire d'avoir des veilleurs dans la plupart des établissements. Le principal regarda, encore et encore : devinez où se trouvait le veilleur? Sous un eucalyptus, profondément endormi, ronflant bruyamment! Il s'agissait de la deuxième veille.

Chaque veilleur était équipé d'une torche électrique très puissante afin d'être à même de scruter les buissons au moindre bruit suspect. Le principal ne le réveillât point, il prit la torche et rentra chez lui. Le jour suivant, juste avant de commencer son travail, le veilleur vint trouver le principal :
- J'ai dû égarer ma torche électrique, impossible de mettre la main dessus.
- L'avez-vous perdue?
- Je n'en sais rien. Je l'avais hier en rentrant à la maison, je l'ai posée sur l'étagère; ensuite, je ne sais pas ce qu'elle est devenue : peut-être, l'un de mes enfants l'a prise et l'a perdue.
- Êtes-vous sûr de l'avoir ramenée à la maison?
- Oui monsieur, je l'ai bien ramenée à la maison. Le principal ouvrit le témoin et sortit la torche.
- Vous n'avez pas ramené la torche à la maison; je l'ai prise à trois heures du matin alors que vous étiez profondément endormi.

Puis vint la confession, les excuses, et la promesse de ne plus jamais recommencer. Quelquefois, nous réagissons de manière identique : Seigneur, je ne le ferai plus.

Regardons le verset 39 : « Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. » À quelle heure le voleur vient-il? C'est lorsqu'il vous sait profondément endormi. J'avais l'habitude de garer ma voiture juste à côté de la porte arrière de notre maison; notre chien, un berger allemand que nous gardions à l'intérieur afin qu'il ne se fasse pas empoisonner, pouvait facilement entendre et aboyer. Un jour, étant bien fatigué, je décidai de me garer devant la maison, c'est-à-dire à l'extérieur. Ma femme me dit :
- Ne fais pas cela, rentre la voiture à l'intérieur.
- Non, personne ne la volera, c'est une vieille Peugeot! Qui peut la voler?
Le matin suivant, la voiture était bien toujours là, mais elle n'avait plus de roues... Quatre pierres la maintenaient surélevée.

Jésus nous dit au verset 40 : « Vous aussi, tenez-vous prêts... » car voyez-vous, la venue du Seigneur surprendra même les Adventistes.

Nous avions un merveilleux missionnaire italien en Ouganda. Nous le connaissions bien car il était des nôtre à Newbold. Il avait l'habitude de prendre de très longues douches chantant à tue-tête comme un bon Italien. Un jour, des voleurs s'introduisirent alors qu'il était trop occupé à « prendre son temps ». Équipé d'un camion, ils emmenèrent tout : Son lit, ses vêtements, son réfrigérateur, absolument tout. Lorsqu'il sortit de la douche, la seule chose qui lui restait était la serviette autour de ses reins! Il était comme le serviteur séparé de Dieu.

Mes chers amis, voici maintenant la grande question : De quelle manière sommes-nous prêts pour le retour de Jésus-Christ? Jésus nous l'a dit : Tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous, Adventistes, n'y penserez pas en dépit de toute votre théologie. Comment sommes-nous prêts?

Le problème est formulé par la bouche de Jésus lui-même. Je vais vous présenter une autre crise. Ce n'est pas la seconde venue, mais c'est une crise. C'est la crise de la croix. Jésus s'entoura de ses trois amis et plaida afin qu'ils prient pour lui, car la crise était sur le point d'arriver, le bon berger allait donner Sa vie pour Ses brebis. Il avait besoin d'être soutenu. Après s'être retiré, Il revint, et trouva Ses disciples endormis. Et voici ce qu'Il dit : Marc 14 verset 38 « Veillez et priez... » Deux choses : Veiller et prier. « ...afin que vous ne tombiez pas en tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair... » Voilà où se situe le problème mes amis, « ...la chair est faible. » Vous et moi aurons cette chair faible jusqu'au retour de Jésus.

La question est donc celle-ci : comment veillons-nous? Il y a trois domaines que je souhaite mentionner rapidement, car voyez-vous, c'est le diable qui cherche à nous séparer de Dieu. C'est la volonté de Satan, mais pas celle du Christ qui, au contraire, nous donne cette parabole.

Comment nous fait-il tomber dans le piège? Parce que nous qualifierons « la méthode du loup ». Chaque fois qu'il y a eu crise dans le monde, Satan l'utilise pour dire : Christ est sur le point de venir. C'est le début de la guerre d'Harmaguédon.

Je peux remonter jusqu'à l'époque ou je fus baptisé en 1958; il y avait une crise, celle du canal de Suez. Je me souviens des évangélistes disant : c'est le début de la guerre d'Harmaguédon! Mes genoux commençaient à trembler, j'étais prêt pour la venue de Jésus. J'étais à genoux à chaque instant; et ceci d'autant plus que je devais affronter le problème directement car je faisais le trajet Nairobi-Londres en moto!

La crise s'estompa, laissant la place à une autre. Nous prenions le train en marche. La guerre des six jours eut lieu et j'entendis la même alerte; puis l'événement de Cuba, et à nouveau, le même cri d'alarme. Voyez-vous, lorsque vous répétez cela, il vient un temps ou les gens disent : Eh! nous sommes fatigués de tant de spéculations! Alors nous commençons à nous relâcher, et à dire comme le serviteur insensé : Notre Seigneur diffère Sa venue.

J'ai entendu cela auparavant. C'est pourquoi, mes amis, n'allez jamais dire : Voici le commencement de la guerre d'Harmaguédon, à cause de ce qui se passe aujourd'hui au Moyen-Orient. Arrêtez de spéculer, car vous plongez les gens dans la mentalité du loup.

Jésus viendra pendant un temps où nous n'y penserons pas. Nous avons besoin d'être sur nos gardes à chaque instant. En fait, nous lisons dans la Bible : « Quand les hommes diront: Paix et sûreté! alors une ruine soudaine les surprendra. » (1 Thessaloniciens 5.3).

Dans tous les cas, je sais une chose : La guerre d'Harmaguédon n'a rien à voir avec le Moyen-Orient bien qu'il soit cité comme modèle. Cette guerre est un combat entre le monde et l'Église, entre les enfants de Dieu et ceux de Satan.

Cette mentalité du loup a largement contribué au relâchement des personnes. Les jeunes gens disent : Mon grand-père disait qu'Il allait venir, mon père disait qu'Il allait venir; nous sommes las d'entendre dire qu'Il va venir!

Voilà donc une première méthode mes amis. À ce propos, prenez Matthieu 24, qui traite du sujet de la seconde venue de Christ. Verset 11 : « Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront... » Paul nous dit dans 2 Corinthiens 11 versets 3-4 que ces faux prophètes proviendront de l'Église elle-même : « Toutefois, de même que le serpent séduisit Ève par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ. Car, si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. » 2 Corinthiens 11 versets 13-14 : « Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. » essayant d'abuser les élus eux-mêmes, mes amis!

La seconde manière d'être séparé de Dieu est d'avoir une fausse théologie de la seconde venue. En tant qu'Église, dans une large mesure, nous y avons échappé. Nous enseignons clairement que la seconde venue de Christ sera visible, physique, littérale. Mais, vous savez, il y a de nombreux chrétiens, certainement plus que ne contiennent nos églises, croyant à deux secondes venues : La première, secrète, concernant les croyants, la seconde, littérale ne les concernant pas, étant déjà faite au ciel. Le problème des fausses théologies existe; il faut aider nos amis chrétiens à comprendre qu'il n'est nullement question de cela dans la Bible.

La troisième chose dont nous devons nous soucier, est celle-ci : Comment serons-nous prêts? Il y a toutes sortes de chemins. S'il vous plaît, notez bien ceci : La seconde venue sera précédée d'un temps de trouble. Dans ce temps de trouble, la question sera par quoi devons nous être concernés aujourd'hui. Quelle est donc cette question devant faire t'objet de nos préoccupations? Voyez-vous, ce que Satan fera à cette période, sera de vous détacher de Christ afin que vous soyez séparé de Dieu.

Beaucoup croient que la question dont il s'agit est une vie sans péché. mais nous ne trouvons cela nulle part dans les Écritures. Il ne faut pas qu'il y ait de malentendus. Je vais donc être très clair : Par la puissance de Dieu, je crois que l'homme connecté à Dieu peut surmonter toute tentation pan la foi. Je crois que la puissance de Dieu est plus grande que la puissance de la chair. Néanmoins je ne crois pas que cola soit « la question ». Car voyez-vous, la victoire sur le péché n'est pas mon oeuvre, c'est l'oeuvre de Dieu. Vous pouvez déployer la puissance de votre volonté, vous pouvez être déterminé à surpasser le péché, vous n'y arriverez pas. « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. » dit Jésus. Notre part est de demeurer en Christ.

Jésus dit dans Luc 18 verset 8 « Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? » Il ne dit pas : trouvera-t-Il des personnes sans péché? Voilà la question mes amis : trouvera-t-Il la foi? Est-ce que Dieu peut produire un peuple, qui non seulement a la foi en Christ, mais dont la foi est capable d'endurer tout jusqu'à la fin. Pouvez-vous regarder à Christ, même si vous vous sentez abandonné de Dieu? Voilà la question mes amis. Et pour que ceci ait lieu, Dieu doit préparer un peuple dont la foi est inébranlable quelque soit l'environnement, les circonstances. Ce peuple sera sur ses gardes, il marchera constamment par la foi car il ne mettra pas sa confiance en lui-même ni dans les événements se déroulant dans le monde; il n'aura pas confiance dans les faux avertissements; il se rendra compte que Christ peut survenir à n'importe quel instant; il lui faudra demeurer sur ses gardes constamment.

Venons en maintenant à mes textes de conclusion. Le premier, qui se trouve dans Romains 8, pose le fondement des deux autres textes. Je tiens ce que cela soit bien clair. Romains 8 verset 24 : « Car c'est en espérance que nous sommes sauvés. » Il y a deux sortes de salut : le salut en espérance, et le salut en réalité. Le premier est appelé justification par la foi. Le deuxième, appelé glorification, aura lieu lorsque le salut sera une réalité tangible. Il y a un espace temps entre les deux.

Durant ce temps intermédiaire, il y a le salut par la sanctification, qui est un procédé en cours. Paul nous dit, ici, que nous sommes sauvés en espérance. « Or l'espérance qu'on voit n'est plus espérance. » Lorsque la réalité sera venue vous ne direz plus : j'attends avec impatience mon salut, parce que vous l'aurez déjà... Ce qu'on voit, peut-on l'espérer encore? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas... » Pendant que nous vivons sous « le parapluie » que représente la justification par la foi, (soit le salut en espérance), attendrons-nous pendant un temps, puis dirons-nous ensuite, « J'abandonne? » nous l'attendons avec persévérance. La patience!

Ceci nous amène au second texte, qui se situe dans Jacques 1. L'une des choses les plus difficiles à acquérir pour nous est la patience. Je dois vous avouer quelque chose : j'avais beaucoup plus de patience en mission qu'actuellement, et je vais vous dire pourquoi : Nombreux sont les missionnaires qui pensent que Dieu les envoie en mission pour venir en aide aux habitants. Mais j'ai découvert le contraire : Souvent, très souvent, Dieu vous envoie en mission pour vous aider. L'une des choses que j'ai apprise précisément en mission est la patience. Je devais patienter pour prendre le bus, puis dans la banque : À ce propos, savez-vous combien de temps je devais attendre pour encaisser un chèque? Une heure entière.

Lorsque je viens dans ce pays, je découvris qu'il s'agissait d'un pays n'ayant pas appris à attendre : « Nous voulons tout, tout de suite! » Personnellement, cela me ruine parce que je suis en train de devenir comme cela! Quand je vais au supermarché, je cherche la file la moins longue!

Mes amis, je vous le dis, nous pouvons ne pas avoir à attendre en faisant la queue dans un supermarché ou à la banque pour encaisser un chèque dans ce pays; mais en terme de seconde venue du Christ, la patience s'applique au monde entier : Nous devons apprendre à attendre. Attendre est l'une des choses les plus difficiles à mettre en pratique.

Voici donc un conseil : Jacques 1 verset 2 : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves... » Le contexte est celui-ci : Regardez comme un sujet de joie complète lorsque le diable cherche à vous détacher de Christ, ou bien lorsque une crise survient, un temps de persécution, ou lorsque beaucoup de soucis vous assaillent. Pourquoi? Non pas parce que vous y prenez plaisir! Versets 3 et 4 : « sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. »

Jésus dit dans Matthieu 10 verset 22 : « Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Mon texte final sera ma prière. Qu'il s'applique à vous tous : Apocalypse 14 verset 12 : « C'est ici la persévérance des saints... » < Voici un peuple regardant à Christ et ne Le laissant pas partir, même durant le temps de trouble. Vous souvenez-vous de Jacob? Savez-vous ce quo signifie avoir une hanche disloquée? Connaissez-vous la douleur que cela occasionne? Je sais de quoi je parle, j'ai vécu une expérience similaire en Afrique, alors que je jouais au football.

Jacob ne laissa pas partir l'ange jusqu'à ce qu'il le bénisse. Pourquoi? Parce que Jacob a persévéré, il a tenu bon. Genèse 32 verset 28 : « Ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël. » Israël correspond à tous ceux qui ont triomphé. « C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. » Ces trois choses sont liées. S'il vous plaît, n'en prenez pas une sans les autres. Vous ne pouvez pas garder les commandements sans la foi de Jésus; et vous ne pouvez avoir la patience sans avoir la foi comme fondement.

Ma prière mes amis, est, qu'en dépit de toute notre théologie, de nos enseignements, vous soyez avertis que la venue de Christ peut séparer des Adventistes de Dieu. Il se peut qu'Il vienne à une époque et d'une manière que nous n'attendons pas. Quoi qu'il en soit, que cette parabole s'applique à vous tous, afin d'être prêt; car à l'heure prévue, Il viendra.

Que Dieu bénisse Son peuple.